Il faut oser!

La Dépêche du Midi s’est encore illustrée en boycottant la conférence de presse du maire de Moissac, conférence sur la police et la sécurité. Comme si le sujet était anodin, comme si les Moissagais s’en fichaient! En fait ce journal mène sa drôle de guerre. Entièrement au service du PRG et de ses représentants locaux, il a perdu toute dignité professionnelle. Le PRG qui n’a que le mot « valeurs » à la bouche, ferait bien de mettre en sourdine son mantra… plus personne n’y croit.

En Tarn et Garonne,  la chasse gardée de JMB, La Dépêche nous avait déjà donné de bien tristes exemples de son savoir faire. Photos retouchées, personnages gommés, titres de combat contre ceux qui pourraient faire de l’ombre au patron ou à ses obligés. Disons le tout net c’est du journalisme appris dans les locaux de la Pravda.  Rappelez vous  le sort fait au maire de Lauzerte, qui avait  voté avec les socialistes, contre  madame mère, alors présidente du Conseil général. Le lendemain de ce vote historique, il eut droit à un titre pleine page : « le traitre ». Il faut oser!

Police: un communiqué mal inspiré

Un mot sorti de son contexte a suffi pour que le syndicat SGP police tire à boulets rouges sur le maire de Moissac. C’est bien sûr une image, qu’autorise le communiqué courroucé de cette  organisation qui devrait avoir mieux à faire que de pister les propos de Jean Paul Nunzi.

Bien entendu chacun sait que le maire et sa majorité respectent au plus haut point la police nationale. Et si certains en doutent, qu’ils soient rassurés. La situation de Moissac est pourtant singulière. La ville est dans la zone gendarmerie. Il ne sert donc à rien, comme le suggère le texte syndical, de multiplier les structures, de conduire police municipale, nationale et gendarmerie à se marcher sur les pieds. Cela crée la confusion et peut conduire à l’inefficacité.

Moissac s’est dotée d’une police municipale, dont les effectifs sont relativement conséquents, et qui va, une fois actée la nouvelle organisation, pouvoir se consacrer pleinement à la prévention et à la répression. Une chose est sûre, les gendarmes ne sont pas assez nombreux pour couvrir le territoire de leur ressort. L’état doit donc renforcer les effectifs de la brigade. S’il est vrai que Moissac semble dans  la norme nationale, 1 gendarme pour 1000 habitants, la taille du territoire que la brigade couvre, oblige à réviser ces ratios.

Le candidat PRG à la mairie de Moissac, n’ a pas abordé cette question du commissariat. Et pour cause, il connait l’inanité de cette proposition. Mais en période électorale, un bon poulet dans la feuille de chou locale ne fait pas de mal. Le PRG dispose dans ce domaine  d’un expert retraité par ailleurs élu au Conseil municipal. Il a donc laissé faire Lenfant.

Pour la tranquillité des Moissagais

Moissac renforce son dispositif policier. Un journal honnête aurait dû s’arrêter sur cette nouvelle. Elle est d’importance et témoigne de l’attention que la majorité porte aux questions de tranquillité dans une ville qui connaît depuis quelques temps une inquiétante recrudescence des cambriolages. Au lieu de cela, le quotidien de JM Baylet, s’attacha à l’écume du jour, oubliant que c’est de la vie à Moissac et de la tranquillité de nos concitoyens qu’il était question.

Passons sur les envolées plus ou moins pâteuses du désormais représentant du FN, et arrêtons nous un instant sur les autres, tous ceux qui d’habitude agitent le grelot sécuritaire et là, pris au dépourvu, chicanent jusqu’à l’écoeurement sur le bien fondé des mesures ou sur leur coût réel. La droite classique, qui feignit ne pas tout comprendre, avoir du mal à compter, qui se demanda comment dire non quand tout en elle lui disait que « ça va dans le bon sens ». Les radicaux ensuite qui au bal des faux culs politicards, ont une fois de plus décroché le pompon. L’un d’entre eux s’étouffa d’indignation parce qu’il y a dix ans ou plus, JP Nunzi avait refusé d’installer à Moissac une annexe du commissariat de Castelsarrasin. Puis le candidat déclaré à la succession du maire crut le moment venu d’agiter son programme, sidéré que la majorité osât marcher sur ses plate-bandes. Son collègue, Conseiller général, la joua encore plus « petit bras », dénonçant l’effet d’aubaine que constituerait l’embauche de deux jeunes en contrats de génération, pour suppléer les policiers municipaux dans leurs tâches administratives. A défaut de vrai débat, le public, plus nombreux qu’à l’habitude, eu droit à un festival politicard.IMG_2413

Pour la tranquillité des Moissagais
Le maire a proposé et fait adopter le dispositif suivant :

  • Le recrutement par anticipation de deux policiers. L’un au 1° décembre, l’autre au 1° janvier. Ils vont remplacer deux départs à la retraite qui seront effectifs en 2014.
  • La transformation d’un poste d’ASVP (agents de surveillance  de la voie publique) en poste de policier municipal.
  • Le recrutement de deux jeunes demandeurs d’emploi qui dans le cadre des Contrats de générations viendront après formation épauler les policiers municipaux pour permettre à ces derniers de se consacrer pleinement à leurs missions de prévention et de répression. A ce titre, il leur sera demandé d’intensifier leurs rondes, y compris la nuit. Les ASVP devront, entre autres, contrôler les vendredi et samedi soir, les caméras de surveillance, afin de pouvoir donner immédiatement l’alerte en cas de problème. Ils seront en liaison directe avec la police municipale et la gendarmerie.

Un voeu a par ailleurs été voté demandant le renforcement des effectifs de la brigade de gendarmerie de Moissac (33 gendarmes aujourd’hui) qui est en charge de 27 communes, peuplées d’environ 30 000 personnes. Il est également demandé la nomination rapide d’un officier à la tête de la brigade, ainsi que la mise en place de rondes urbaines.

Moissac soutient les chasselatiers

Le chasselas, une des productions emblématiques de Moissac connaît d’énormes difficultés. Après un printemps calamiteux, le raisin, vendangé très tard est de qualité moyenne. Fragile, il se conservera mal et pourtant il remplit les frigos de la zone d’appellation. Cette mauvaise saison va affecter toute la filière, et donc suppose une réaction à la hauteur des enjeux économiques. C’est pourquoi, en dépit de minables manoeuvres politiciennes de certains représentants des producteurs, il est apparu nécessaire, au maire de Moissac, Jean Paul Nunzi,  d’appeler à faFête des fruitsire bloc autour des chasselatiers.

Lors du dernier Conseil municipal, la majorité a émis un voeu, voté par l’ensemble des élus encore présents :
« …Les difficultés des chasselatiers ont des conséquences néfastes sur l’économie locale… Le maire et le Conseil municipal feront tout ce qui est en leur pouvoir pour aider cette profession et demandent aux pouvoirs publics, à l’Etat, mais aussi au Conseil général et au Conseil régional de prendre toutes les dispositions susceptibles de les sortir de cette mauvaise passe »
Ce voeu a été transmis à tous les maires de la zone d’appellation pour qu’ils s’y associent.
A noter et c’est curieux que Claude Gauthier, qui n’avait pas cru devoir alerter Jean Paul Nunzi, sur la situation de sa profession, a quitté la séance et ne s’est donc pas associé à cette démarche, suivi en cela par Gilles Benech et Patrice Charles, le nouveau porte-drapeau du FN à Moissac.

Moissac et la presse

La nouvelle vient du Conseil constitutionnel. Désormais les collectivités locales vont pouvoir engager des poursuites contre les médias quand elles s’estiment diffamées ou injuriées. Moissac qui subit depuis des mois un pilonnage médiatique professionnellement condamnable et politiquement imbécile va trouver dans cette décision son lot de consolation et une arme dont la mairie pourrait si nécessaire se servir. Le Conseil constitutionnel a en effet jugé contraire à la Constitution les dispositions de la loi sur la presse du 29 juillet 1881 qui interdisaient aux collectivités locales de se retourner contre les journaux.