Une ambition citoyenne

 

Jean Paul Nunzi conduit la liste « Libres et ensemble pour Moissac ». Plus de 300  Moissagais ont signé l’appel de son Comité de soutien. Ils ont dit clairement leur désir de poursuivre et d’approfondir le chemin ouvert il y a plusieurs années. Ils ont dit clairement leur crainte de voir la ville tomber dans des mains inamicales, ils ont dit que la dissidence initiée par les conseillers généraux du PRG  conduirait, en cas de victoire, à donner les clés de la ville au Président du Conseil général. Moissac a certes besoin de continuité. Et Moissac a besoin de renouvellement. Et la voie du changement passe par une équipe sortante, fortement renouvelée, ouverte à toutes les sensibilités, à toutes les compétences, capable de représenter la sociologie moissagaise dans ce qu’elle a de plus créatif et entreprenant.

A l’heure où les communes moyennes craignent l’étranglement économique avec notamment une baisse très importante des dotations de l’état, Moissac doit muscler son équipe municipale, lui fixer des objectifs concrets. Priorité doit être donnée à l’économie, à travers une double approche : l’intercommunalité qu’il faut intégralement repenser, sans arrière pensée, ni rancoeur. Et les relations avec Toulouse,  la métropole régionale qui peut constituer une piste prometteuse à moyen terme. Le programme de cette équipe « Libres et ensemble pour Moissac » surprendra. Par son réalisme et son ambition en faveur des Moissagais. La liste emmenée par Jean Paul Nunzi  sera rendue publique au début de l’année prochaine. Les Moissagais pourront juger sur pièce.

En attendant, nous ouvrons, au 9 place des Récollets, la permanence de l’équipe Nunzi. On pourra découvrir un espace neuf, accueillant, moderne, à l’image des candidats qui se font déjà un plaisir de vous y recevoir afin de bâtir avec vous, pour Moissac, un avenir meilleur.

Inauguration 11 janvier 2014

Le patus est né

marché de NoëlIMG_1111Patus passerelle

Ah le patus, tant décrié, tant mis à l’index par la liste Empociello et consort. Les mêmes qui n’ont pas hésité à injecter 17 millions d’euros dans l’Hôtel du département pour leur petit confort de Conseillers généraux, les mêmes qui consacrent d’autres beaux et bons millions sortis tous droits de vos poches, mesdames et messieurs les contribuables, pour entretenir le Trianon du président Baylet, l’abbaye de Belleperche. (10 touristes les jours de beau temps.)

Bon c’est Noël, ouvrons notre coeur et nos mirettes pour découvrir ce lieu magnifique où se tient en ce moment un agréable marché de Noêl. Allez- y on y trouve de belles choses. Bonnes fêtes!

L’opposition baylettiste fatigue

Dernier conseil municipal de l’année. Absents l’UMP dans sa totalité et Patrice Charles la toute nouvelle recrue de Marine Le Pen. Restaient donc les anciens alliés, pour un face à face qui aurait pu être tendu entre les troupes de JM Baylet et la majorité de J Paul Nunzi. Il n’en fut rien, les PRG et leurs nouveaux amis de droite (la fine équipe de Gilles Benech) firent bien pâle figure.

Au menu (copieux) de cette dernière séance, il y avait la désignation des élus devant siéger dans le futur syndicat de l’eau Moissac-Lizac. Le maire souhaitait une représentation de toutes les composantes du Conseil. Pour décliner l’offre, les baylettistes crièrent au vice de forme, estimant ne pas avoir été informés. Pas de bol, un courrier électronique daté du 4 décembre leur demandait de désigner leurs candidats. Courrier resté sans réponse et pour cause, ils ne l’avaient pas lu. Edifiant!

Autre thème, autre galéjade. La passerelle sur le canal, à proximité de l’Uvarium. Elle devrait voir le jour avant l’été pour permettre aux piétons et autres cyclistes de franchir le canal sans encombre, sans avoir à jouer aux équilibristes sur les grilles de l’écluse. Le candidat baylettiste nous servit un petit couplet de sa composition. Oui à la passerelle, non au port flottant qui coûte cher et ne sert à rien. Pain béni pour le maire qui lui fit remarquer qu’une fois de plus il était pris la main dans le pot de confiture. Il avait en effet voté le port (tout comme les budgets faut-il le rappeler!) Quant aux chiffres, l’ex adjoint aux finances lit trop la Dépêche du Midi. Il y eut cet été 530 nuitées et non pas 30 comme annoncé dans le journal.

Troisième dossier. Les transports urbains. Un besoin,  récemment encore,  exprimé fortement par la population. On n’en est encore qu’au stade des études, mais pour avancer, il faut que la commune de Moissac puisse devenir  « autorité organisatrice des transports urbains » et définisse du même coup un PTU (un périmètre de transports urbains). Rien de plus, rien de moins pour l’instant! Là aussi, ce qu’il faut bien appeler l’opposition, chercha la chicane, s’enferra sur des points insignifiants, pour finalement rendre les armes. Les Moissagais peuvent donc juger sur pièces : ces gens là s’enivrent de politique politicienne et se moquent comme d’une guigne du bien être des populations.

Et puis il y eut Grand site, le Conseil régional souhaitant contractualiser pour trois années supplémentaires avec la commune. L’enjeu est de taille : faire de Moissac un site d’accueil de niveau international. Les baylettistes ne purent réprimer un rictus expressif. On les comprend, il est difficile de rêver d’un retour au siècle passé (c’est ce qu’ils écrivent) et d’inscrire la ville dans la modernité,  de  lui promettre un rayonnement international. Du coup, ils n’ont pas voté. Martin Malvy, le président de la Région, appréciera!

Bref,  ce Conseil fut la démonstration de l’amateurisme de cette équipe Empociello, une équipe qui ne connait pas les dossiers, oublie qu’elle a tout voté et rien critiqué pendant six ans, fait de la petite politique, se perd en mesquineries qui seraient risibles si le sujet n’était pas d’importance : le bien être des Moissagais et le développement de notre ville.

PS : ne cherchez pas dans la Dépêche cette relation des faits. Les deux conseillers généraux n’ont pas oublié de donner les consignes au journaliste présent. Comme à l’accoutumée!

La trempe

Comme je n’ai pas lu encore le livre blanc du candidat de Jean Michel Baylet, et pour cause, il n’est pas encore paru, je me garderai bien de le critiquer. Mais tout de même, que penser d’un homme qui au sein de la majorité de J.P. Nunzi, a servi docilement ce dernier, jamais un mot en trop, jamais le moindre écart, et qui soudain se rend compte à quel point il s’était fourvoyé, mystifié, trahi… en quelque sorte!

Comment dès lors croire l’homme qui jure ses grands dieux qu’il a des convictions et peut être un programme? Comment comprendre ce soudain repentir, comment faire crédit à cette soudaine sagacité, quand des années durant, le notaire, adjoint aux finances, trouvait tout bien, tout à sa convenance? Mais comment oser mettre entre parenthèse tant d’années de sa vie publique?

Nous touchons là au coeur du problème : la trempe! Car de deux choses l’une. Ou le candidat PRG, quand il tenait les cordons de la bourse, n’a rien eu à redire parce qu’il trouvait la place bonne, ou il s’est tu parce qu’il n’osait pas, rongeant intérieurement son frein jusqu’à n’en pouvoir plus, jusqu’à ce jour où il osa parler, et jeter son silice. Trop tard, il avait voté le budget 2013!

La trempe, c’est d’abord le courage de dire non quand on n’est pas d’accord, et d’en tirer évidement les conséquences! La trempe, sur laquelle les aciers de Tolède avaient jadis construit leur réputation, c’est une manière de traverser le temps, de garder intact le fil de ses engagements, de pointer si possible le premier, les bévues ou les errements des autres.

Le président du Conseil général, comme Montfort devant les citadelles cathares, rêve de faire tomber Moissac. Il lui fallait un homme dans la place. Il l’a, prêt à brûler aujourd’hui ce que hier il adorait. Cela ne risque-t-il pas de troubler l’électeur moissagais? Le journal de JM Baylet, qui a compris qu’à trop bombarder la ville, il risquait la colère populaire, pourrait peut être y réfléchir!

Immigration : J.P. Nunzi s’explique

Il faut savoir que le maire n’a pas de réels pouvoirs pour réguler le flux d’immigrants dans sa ville, notamment en matière d’emploi et de logement.

Les immigrés en situation régulière circulent librement. Il n’y a pas de frontière à l’entrée de la ville et le Maire ne contrôle pas les arrivées et les départs des immigrés. Ceux qui emploient des personnes immigrées savent qu’elles n’ont pas besoin d’autorisation de la mairie ni même d’informer la mairie.

La mairie n’emploie pas de personne étrangère. La mairie ne loge personne.

Ceux qui louent des logements à des familles, immigrées ou pas, savent qu’elles n’ont pas besoin d’autorisation municipale ni même la nécessité d’informer la mairie.

Beaucoup de familles immigrées ne remplissent pas les conditions de ressources pour accéder à un logement social public. La plupart sont donc logés dans le secteur privé qui, à Moissac, assure l’essentiel du logement social, (29.5% du parc contre 6.9% pour le secteur public).

L’importance de l’immigration est liée à l’activité dominante de la commune, l’arboriculture, dont la main d’œuvre est en grande partie d’origine étrangère. On en a eu un exemple douloureux cet été avec ces dizaines de saisonniers agricoles, possédant des cartes de résidents espagnols, mais tous issus des pays d’Afrique du nord, qui travaillaient plus ou moins et logeaient dehors. Monsieur Guillamat, à ma grande surprise, a promis que la mairie les logerait et qu’aucun ne dormirait dehors. C’est une promesse faite un peu légèrement. Outre que ce n’est pas le rôle de la mairie, mais celui de l’Etat, que le logement des sans-abris quels qu’ils soient. Un hébergement par la mairie provoquerait un appel d’air qui ferait que ce n’est pas quelques dizaines mais surement infiniment plus de personnes qui seraient à Moissac et pas nécessairement avec du travail. Pour limiter ces arrivées, il faudrait réduire la part de travailleurs étrangers dans l’arboriculture. Des tentatives ont été faites mais ont en partie échoué pour différentes raisons.

Pour les personnes en situation irrégulière c’est à l’Etat de les renvoyer dans leur pays d’origine.

Il y a quelques années, j’avais demandé au directeur de l’école de Montebello de refuser l’inscription d’enfants dont les parents venaient de recevoir une décision d’expulsion. Ils devaient quitter le territoire rapidement. Le directeur de l’école m’a fait savoir que l’inspecteur d’académie lui avait donné l’ordre de recevoir ces enfants. Soit ! On peut comprendre que les enfants soient scolarisés jusqu’au moment du départ de la famille. Mais, si on pose ce principe, on ne peut pas ensuite, lorsque l’expulsion est en cours, demander que les enfants restent là parce qu’ils ont des camarades, des habitudes… et, partant de là, demander que les parents restent puisque les enfants sont scolarisés. Je suis en profond désaccord avec ceux qui pensent que les enfants devraient rester…la séparation de leurs parents serait plus douloureuse que la perte des petits camarades de classe. Par contre, il faudrait que les délais d’instruction soient raccourcis. Bien sûr, plus la famille reste longtemps en France, plus le départ est difficile pour parents et enfants. Aujourd’hui,  avec les recours sur le droit d’asile on peut arriver à 4 ans. Une loi serait en préparation pour ne pas dépasser 9 mois.

On a évoqué le regroupement familial et les certificats d’hébergement pour lesquels le maire n’émet qu’un avis en fonction des ressources, et de l’état et de la taille du logement, de celui qui accueille. L’OFII, (office français de l’immigration et de l’intégration), décide seul d’un regroupement familial, quel que soit l’avis du maire, (2 regroupements familiaux à Moissac depuis le 1er janvier 2013 !). Quant aux certificats d’hébergements, ils ne consistent qu’à accepter l’accueil d’un membre de la famille pour quelques semaines, à l’issue desquelles, le père, la mère ou les parents, doivent regagner leur pays d’origine. Le Maire émet un avis. C’est l’ambassade de France et l’Etat, dont le visiteur est originaire, qui décident. On le voit, c’est un problème difficile. On accuse la Mairie de tous les maux. On m’a même accusé de faire venir des étrangers.

Il faut vraiment me détester aveuglement ou ne pas être en mesure de réfléchir que de dire ou de colporter ces mensonges invraisemblables.

Je me suis efforcé, au contraire, d’être extrêmement vigilant sur le respect de la loi par tous, y compris les immigrés.

J’ai porté plainte et demandé réparation pour tous les actes de délinquance quels qu’en soient les auteurs.

J’ai pris des décisions difficiles à l’encontre de certaines pratiques. J’ai, avec succès, réussi à régler les problèmes de lieux de culte, en respectant l’environnement, les exigences de parking  (Ce qui n’a pas été facile, et sur ce problème, certains de mes anciens collègues, qui font aujourd’hui des promesses, ont été bien discrets, me laissant la responsabilité de les traiter seul).

Il y a des familles immigrées totalement intégrées, des gens qui travaillent dur, des enfants qui ont de belles réussites scolaires et professionnelles, des familles qui achètent des maisons à Moissac et ont l’intention d’y finir leur vie. Toutes ces familles doivent être respectées et intégrées dans notre société. Pour les autres, la loi républicaine doit s’exercer, sans excès mais aussi sans faiblesse.

L’immigration est aujourd’hui un problème sensible. Des milliers de gens quittent la misère ou la guerre  dans leur pays, au risque de leur vie parfois, pour atteindre ce qu’ils pensent être le paradis européen. C’est un vrai problème de société aujourd’hui qui exige des décisions claires des pays membres de l’Europe et du Conseil de l’Europe. La fermeté est nécessaire, « on ne peut accueillir toute la misère du monde ».