La leçon de journalisme

IMG_1189C’est l’histoire d’un « scoop » qui fait pschitt! Un long article dans la Dépêche du midi sur le patrimoine moissagais, pour dire combien il coûte cher,  et qu’il est menacé de ruine… La faute à qui? A la mairie bien sûr et en particulier à Jean Paul Nunzi.

Jusque là rien de très original… sauf que la feuille électorale du tandem Empociello/Guillamat, qui n’ont pas de mots assez durs pour condamner l’intérêt que la ville de Moissac porte à son patrimoine, se découvre tout à coup une vocation de défenseur des arts et des pierres. Conversion radicale? Que nenni! La dénonciation des travaux du patus n’ayant pas produit les effets escomptés -les Moissagais appréciant à juste titre la mise en valeur de ce secteur de l’abbatiale- il fallait trouver un autre angle d’attaque. Et ça devient, mutatis mutandis, la mairie laisse mourir nos trésors architecturaux.

Gonflés les scribes, mais adeptes du vieil adage politicien : plus c’est gros, plus ça passe. Et bien non, ça ne passera pas, car la vérité bien évidemment est toute autre! Qui pourrait croire d’ailleurs que ceux qui défendent une politique touristique fondée sur la mise en valeur du patrimoine, se contrefichent de sa conservation? Qui pourrait imaginer la majorité sortante aussi débile? Certainement pas  les Moissagais!

La vérité c’est que la mairie,  sur cette question des monuments  historiques, classés au patrimoine mondial, n’est pas seule à la manoeuvre. Elle doit compter avec les architectes, les archéologues, les spécialistes dépêchés par l’état. C’est eux, qui prescrivent le traitement, qui décident du sort de tel ou tel pan d’édifice. La mairie exécute, en fonction des moyens dont elle dispose et des aides que l’état lui consent. On reviendra sur l’histoire édifiante  du portail de l’abbatiale et le mensonge éhonté du plumitif de Jean Michel Baylet.

Pour l’anecdote, le plumitif en question a commis sa prose suite à une réunion technique en mairie de Moissac, à laquelle les journalistes n’étaient pas conviés, mais à laquelle assistait Guy Michel Empociello…  « Mon cher cousin, vous avez dit bizarre… comme c’est bizarre! »

Du chasselas au Chinois

Quand l’équipe Empociello- Guillamat a fait dissidence, obéissant bien entendu aux consignes du maître, elle a tenté un petit petit coup d’éclat, proclamant son attachement indéfectible à l’agriculture, préférant pour faire un mot, la terre à la pierre. Les arboriculteurs au tourisme! Tout juste s’ils n’ont pas dit comme le tristement célèbre maréchal : « la terre ne ment pas ». Mais foin des mauvaises polémiques. Il est idiot d’opposer les deux. C’est même ignorer l’histoire de Moissac qui doit autant  aux moines de l’abbatiale qu’au travail des laboureurs. Et bien entendu, les vergers, les vignes, les stations fruitières qui commercialisent la production locale, sont le pilier central de l’édifice économique de la ville.

Mais le secteur agricole est fragile, soumis aux aléas climatiques. Il est par ailleurs aventureux de fonder le développement économique de la ville sur un seul secteur, sur une seule industrie. Le tourisme est une possibilité de diversification. il faut espérer que plus personne n’en doute. Il est aussi une possibilité de développement. Moissac dispose d’un patrimoine incomparable, mondialement reconnu. Bien des villes nous l’envient. Il serait particulièrement irresponsable que de ne pas capitaliser sur cette richesse, de ne pas, dans une période où les gens voyagent de plus en plus, en tirer le meilleur parti. Moissac est Grand site. la région veut donner à ses grands sites un rayonnement international. Il faut bien entendu relever le défi, la clientèle chinoise piaffe déjà à nos portes.

Pour vérifier ces intuitions, étayer ces convictions, Moissac 2014 a réalisé un petit sondage. « Selon vous l’avenir de Moissac passe-t-il d’abord… » Par le tourisme et  l’agriculture : 74%. Par le seul tourisme : 12%. Par la seule agriculture : 9%. Autre : 5%.

Tout est dit! Nos lecteurs qui ne se laissent pas emporter par la passion électorale, savent bien qu’en ces temps incertains, il est plus qu’hasardeux, comme dit la fermière,  de mettre tous ces oeufs dans le même panier!

Appellation contrôlée

Durs durs les temps qui courent pour l’équipe Baylet! On l’a surprise cousine du FN tant elle semble démangée par un urticaire sécuritaire. On la découvre mesquine et petit bras dans un tract distribué ce week end!

Le tandem Empociello-Guillamat est en train de s’embourber, lui qui dénonce aujourd’hui, ce qu’hier il approuvait comme un seul homme. Rappelons que ces messieurs étaient il y a peu aux affaires et ont toujours voté toutes les délibérations et tous les budgets.

Pathétique aussi leur tentative d’emprunter les habits de la liste Nunzi, d’en revendiquer pour eux l’appellation! Comment en effet les croire vraiment « ensemble » quand de nombreuses défections fissurent leurs rangs! Et « libres »? Qui va croire cette fable quand on sait que l’un est en service commandé, et l’autre sommé de faire don de sa personne? Pourquoi donc la Dépêche du Midi, journal de JM Baylet, diffuse-t-elle chaque semaine dans ses colonnes des kilomètres de propagande au risque de perdre toute crédibilité?

La réponse est simple. Le Château (*) veut faire tomber Moissac. Il est prêt à y mettre le prix, à user, on le voit déjà de tous les moyens. Mais les Moissagais ne sont pas dupes et l’accueil qu’ils réservent à Jean Paul Nunzi et à son équipe témoigne de leur attachement à un débat démocratique apaisé et honnête.

(*) nom donné au Conseil général

J.P. Nunzi dialogue avec les Moissagais

Libres et ensemble, toute la liste réunie en séminaire pendant une journée entière. Une belle journée d’échanges, de débats pour mettre la dernière main, au programme. Ce travail est l’aboutissement d’un long processus qui a commencé il y plusieurs semaines, autour de quelques uns, chargés de tracer les pistes de réflexion. Il s’est poursuivi ensuite pendant des semaines, avec des rencontres thématiques, réunissant au sein du Comité de soutien à Jean Paul Nunzi de très nombreux Moissagais, désireux d’apporter leur pierre à l’édifice. Rarement débat démocratique aura été aussi profond, aussi riche, sans concession sur le bilan, sur la situation politique et économique, sur les perspectives.

L’équipe Nunzi a toujours revendiqué sa liberté, sans rien taire des engagements personnels d’un tel ou d’une telle. Elle a également inscrit très tôt dans sa démarche la volonté d’avancer ensemble. Le mouvement a fait boule de neige avec nombre de Moissagais, qui « ensemble », veulent aux côtés du maire sortant, donner à la ville un nouvel élan. Toutes les électrices et tous les électeurs peuvent déjà en mesurer la puissance lors des réunions de quartiers. La première avait lieu à Mathaly. Salle comble dans la belle école. Et des questions concrètes, précises. Sur la sécurité, la sortie des classes, le Plan local d’urbanisme, les poubelles… Bref, les colistiers de Jean Paul Nunzi ont fait montre de leurs capacités à se saisir des dossiers, ce qui fut d’ailleurs remarqué par le public. Prochaine réunion, à Saint Benoit, vendredi.

Les radicaux ont un trou d’air

A peine remis de leurs émotions, les radicaux et leurs alliés en remettent une couche sur la sécurité. A croire qu’ils se sont abonnés à National hebdo, la feuille de choux de Marine Le Pen. Voilà que dimanche dernier, ils distribuaient sur le marché un tract dénonçant l’insécurité moissagaise. Présentation et inspiration que n’aurait pas reniées le FN! Un ramassis de contre-vérités! A trop vouloir prouver, ils s’enfoncent dans le ridicule.

Le ridicule, ils l’ont carrément explosé en dénonçant peu après le survol de Moissac par un hélicoptère qui certains soirs vrombit au dessus de nos têtes. Diable! Le maire aurait-il, dans son emportement sécuritaire, créé non seulement une police municipale, mais une milice aéroportée, surveillant la ville du haut de ses rotors? Notre liberté serait-elle en danger? la guerre serait-elle déclarée?

Renseignement pris, auprès de la mairie, c’est la gendarmerie qui patrouille dans les airs.  Comme aux USA! Cette affaire prouve en tout cas que Jean Paul Nunzi a été entendu. La gendarmerie a pris au sérieux l’augmentation des vols et cambriolages qui ont mécaniquement diminué sur la zone.

Qui s’en plaindra? Les radicaux bien sûr, privés d’un misérable argument de campagne!