Des voix à propos des voies

Nos concitoyens sont pragmatiques. dans les réunions publiques, alors qu’ils pourraient gloser sur le divorce (c’est à la mode) entre PRG et Nunzistes, ils se contentent de poser des questions très concrètes, touchant à leur environnement immédiat. Qui un caniveau bourré de feuilles mortes, qui un chemin dangereux, cet autre s’inquiétant de l’état de la Côte des lièvres, ou encore celle là s’indignant de la mise en place de giratoires « inutiles, voire dangereux ».IMG_1193

Oui la municipalité a des responsabilités quand l’entretien des rues et chemins n’est pas partout réalisé pleinement. Et elle a beau expliquer que la voirie de Moissac est importante, que les distances sont imposantes, l’électeur veut réponse à son problème. Sur les giratoires, la réponse est vite trouvée: responsable, le Conseil général! C’est en effet le département qui a compétence totale sur les RD (départementales). La mairie ne peut même pas décider seule de l’abattage d’un arbre dangereux pour les riverains. Mais pour le reste, certains un peu plus critiques, trouvent que la mairie s’intéresse trop au centre ville, au détriment de ses périphéries. Et la périphérie n’est jamais loin quand les gens ont le sentiment de n’être pas assez entendus.

Il faut donc, même à Moissac, rapprocher les citoyens du pouvoir municipal. Les adjoints, les délégués aussi impliqués fussent-ils, sont parfois un peu loin de ces réalités de terrain, ils peuvent même paraître inaccessibles. Il faut en tirer les leçons et doter notre démocratie communale, qu’on veut la plus vivante possible, des moyens et des structures nécessaires afin de mieux entendre la voix du peuple!

Ne tirez pas sur l’action sociale!

Le CCAS de Moissac (Centre communal d’action sociale) est bien géré. Contrairement aux allégations du candidat UMP, il n’est pas en déficit, malgré les rigueurs de la période. Le candidat de droite confond (sciemment?) la subvention de la mairie et le résultat d’exploitation du CCAS.

S’il est vrai que l’aide à domicile lui a coûté plus cher en 2013, l’exercice budgétaire reste largement positif. (Pour information, le coût horaire de l’aide à domicile est de 19,30 euros. Le remboursement APA (département) de 17, 85 euros, tout ça pour 500 bénéficiaires et 85 repas livrés quotidiennement) Et oui, la solidarité, notamment avec les plus âgés,  a un prix! Mais il ne faut pas confondre un poste budgétaire et le solde général qui,  répétons le, est positif.

La ville de Moissac verse au CCAS une subvention de 540 000 euros qui sert à financer, par exemple,  le Foyer Achon (3% de l’enveloppe), le Multi accueil (27%) ou encore l’aide à domicile (10%). Le budget global du CCAS est de 2 400000 euros. Les recettes proviennent pour 57% des prestations effectuées et pour 43% de subventions (CAF, MSA, Mairie de Moissac) En fait, quand on rassemble toutes ses interventions, le CCAS consacre 10% de ses ressources communales aux personnes âgées et 37% à la petite enfance.

Les CCAS,  qu’es aquo?

Les CCAS (centre communaux d’action sociale) ont été créés en 1953, héritiers  des anciens bureaux de bienfaisance. Ce sont des EPA, des organismes publics à caractère administratif qui bénéficient d’une autonomie de gestion. Ils sont dirigés par un Conseil d’administration avec à sa tête un président qui est le maire de la commune. Ils disposent d’un budget autonome, avec pour ressources, les dons et legs  les remboursements du département consécutifs aux tâches d’instruction des dossiers et la subvention communale.

Les CCAS ont pour mission d’aider et soutenir les plus défavorisés. Ils interviennent dans trois domaines :

  • l’aide sociale légale qui, de par la loi, est leur seule attribution obligatoire.
  • l’aide sociale facultative et l’action sociale, matières pour lesquelles ils disposent d’une grande liberté d’intervention et pour lesquelles ils mettent en œuvre la politique sociale déterminée par les élus locaux.
  • l’animation des activités sociales.

MAJ et le COM

Moissac Animation Jeunesse et la mairie signeront un contrat d’objectifs et de moyens (COM) pour les trois ans à venir. Ainsi en a décidé l’avant dernier conseil municipal de la mandature malgré l’opposition de la droite et de l’extrême droite réunies.

De quoi s’agit-il? D’affirmer clairement le rôle de l’association MAJ  en tant qu’acteur social et de lui donner les moyens de son action. Il ne s’agit pas d’un chèque en blanc, mais bien d’un engagement réciproque, sur des moyens financiers que réclame l’association pour agir, et sur des objectifs que la mairie entend lui fixer. Voilà un contrat équilibré où les deux parties conviennent de se revoir chaque année, pour évaluer les résultats et fixer le montant des aides. A la hausse comme à la baisse!

Pour 2104, MAJ touchera 112000 euros, ce qui représente 47% du budget de fonctionnement de ladite association. Depuis septembre 2013, MAJ habite la maison de l’emploi et de la solidarité, preuve de son engagement contre le chômage des jeunes,  en plus du travail d’accueil, de formation et d’animation des centres de loisirs. Domaines dans lesquels elle effectue « un travail remarquable » a dit le maire.

Ce vote a été acquis de haute lutte, obligeant le maire Jean Paul Nunzi et Gérard Valles, conseiller à la communication, à faire assaut d’arguments face aux à priori des radicaux. D’entrée de jeu, ils avaient annoncé la couleur : nous ne voterons pas ce qui pourrait engager l’avenir de la ville. Sous entendu, une fois aux affaires, nous voulons avoir les mains libres. Aux affaires, ils n’y sont pas, et sont même loin d’y être. Quant à l’avenir, il ne  saurait, lorsqu’il y va de l’aide à la jeunesse, s’embarrasser de considérations aussi mesquines que politiciennes!

Histoires de chats et d’entrechats

L’UMP n’a pas fait le plein hier soir à Confluence. A peine une centaine de personnes en comptant les amis du maire de Montauban, les colistiers  du candidat de la droite et leurs familles. Certains seront tentés de chercher la cause de ce loupé,  sous le Hall de Paris, où la compagnie Didier Théron nous régalait au même moment d’un très beau ballet en trois tableaux sur la musique du Boléro de Ravel.  Piètre excuse me direz-vous!

Revenons donc  à la droite. Elle a décidé de faire campagne, un peu à l’image du FN, sur des thèmes nationaux, confondant les problèmes que connait aujourd’hui notre pays, et les intérêts de notre ville. L’UMP, comme d’autres,  est décidément incorrigible, aveugle au temps présent. En voulant transformer en affrontement idéologique, une campagne électorale qui concerne d’abord et exclusivement les Moissagais et les habitants du secteur, elle affiche son opportunisme, espérant tirer parti du climat politique national, alors que nos concitoyens attendent des réponses concrètes à des problèmes concrets et quotidiens. Elle manque à ce point d’imagination, qu’elle a copié, quasiment mot pour mot, la vitrine de notre permanence électorale, affichant, il faut lui concéder ce point, son appartenance au parti de Jean François Copé. Amusant non?

Les choses sont donc claires dans cette partie de l’opinion. Elles le sont moins au FN qu’on ne voit plus guère sur le marché, ni dans les boîtes aux lettres des Moissagais. Il se murmure, que son nouveau chef local a toutes les peines du monde pour faire reconnaître son autorité et bâtir une liste qui tienne debout. Mais n’accablons personne, la liste de Jean Paul Nunzi, conformément à ses engagements,  reste et restera à l’écart des querelles subalternes, pour se concentrer sur l’essentiel : l’avenir de Moissac et le bien être des Moissagais.

Un politique Chinois disait naguère « qu’importe qu’un  chat soit noir ou blanc, pourvu qu’il attrape les souris »  Certes, à condition de rien renier de son socle de valeurs! Les Moissagais  sauront choisir entre les marchands d’illusions,  et une équipe, de femmes et d’hommes, engagés, compétents et libres.

La vérité sur le portail de l’abbatiale

IMG_1187Tout d’abord qu’en est-il de la dégradation ?

Depuis la réalisation de la voie ferrée au dix-neuvième siècle et l’augmentation de la pollution atmosphérique au vingtième, c’est un fait, les pierres du portail et de certains piliers du cloître connaissent un vieillissement accéléré. Les infiltrations d’eau dues au creusement ferroviaire sont un problème connu. C’est grâce au réaménagement du Parvis, à l’interdiction de  la circulation automobile et à l’installation de barrières empêchant les remontées d’humidité réalisées à cette occasion par l’équipe municipale autour de Jean Paul Nunzi, que le portail a connu un répit

Mais aujourd’hui des remontées d’eau et de sel sont encore constatées et de nouveaux travaux sont à prévoir.  Après une première étude dont les résultats sont connus depuis le printemps dernier, un diagnostic plus complet doit être réalisé avant tous travaux. On n’intervient pas sur ce chef d’œuvre comme sur sa salle de bain. C’est une entreprise spécialisée qui doit s’en charger et les mois qui viennent de s’écouler ont été passés à réaliser le cahier des charges et à lancer l’appel d’offres pour trouver cette entreprise. C’est le ministère de la Culture, par l’intermédiaire de la Direction Régionale des Affaires Culturelles qui a piloté le processus. Son rythme doit être le nôtre. Dans quelques jours l’entreprise sera choisie et l’étude de diagnostic pourra commencer.