8 mai

Cérémonie traditionnelle au monument aux morts. Gauche et droite en rangs serrés pour un hommage aux combattants et aux résistants de la deuxième guerre. La ministre, Sylvia Pinel  a clos son allocution sur un plaidoyer en faveur de l’Europe, aujourd’hui espace de paix et de fraternité entre les peuples. A quelques jours des élections européennes, le propos était de circonstance. Comme à l’habitude, la cérémonie a été suivie d’un vin d’honneur offert au Moulin par la municipalité.

Droite ou gauche, les Moissagais ne courent pas volontiers ces manifestations. Cette année encore, l’assistance était clairsemée, quoique renouvelée. On notait aussi l’absence de délégations des écoles. On peut le regretter.

 

La com-com cherche son souffle

Il s’appelle Bernard Garguy. Il est maire de Lizac et surtout, comme on vous l’annonçait, le nouveau président de la communauté de communes, l’intercom comme on dit parfois et qui regroupe depuis janvier dernier Moissac, Castelsarrasin, Boudou, Lizac, Durfort-Lacapelette et Montesquieu. Soit plus de 30000 habitants. Une élection sans problème face à Patrice Charles (FN), candidat de dernière minute.

Dans son discours, Bernard Garguy, fruit d’un compromis entre J.M. Henryot et J.P. Besiers, a tout de suite pointé les compétences de l’intercom : économie, déchets et restauration, évoquant les sujets qui allait venir prochainement en discussion : piscine et caserne des pompiers. Ce n’était pas le jour des empoignades, donc il n’y en eut pas. Elles viendront quand sera étudiée la construction de cette fameuse caserne, pour laquelle le président du Conseil général n’entend pas mettre un euro. Un oukase inacceptable dénoncé régulièrement par Jean Paul Nunzi.

Etrange atmosphère lors de cette première réunion de la nouvelle com-com. Un brin coincée du col, avec des conseillers, 34 au total qui ont été, c’est encore une première, directement élus par les citoyens. Il faut dire que l’ancien président, Bernard Dagen, ex maire de Castelsarrasin n’a pas dans son allocution d’ouverture, vraiment détendu l’atmosphère. Plaidant pour son bilan, dont chacun connait la vacuité absolue, il a quitté la séance dans l’indifférence générale. Mais le nouveau président, un peu perdu dans la procédure, n’a guère pris la mesure de l’événement. On s’attendait à quelques envolées, à un discours fondateur, on eut quelques mots convenus, faisant écho au silence des autres conseillers.

Le public, nombreux,  était venu vivre un temps fort de notre territoire. Il n’a eu droit qu’à une succession de votes. Sept vice-présidents ont en effet été élus. Il y en a eu pour tout le monde : tous les maires ont été servis. Un élu de Moissac, Daniel Botta  et un élu de Castelsarrasin, Serge Lannes, complètent l’exécutif.

La prochaine réunion devra prendre des décisions immédiates, mais nécessaires. Quel nom pour cette intercom? Ce qui n’a pas de nom n’a pas d’existence. Pourquoi ne pas lancer un concours auprès de la population? Quel lieu pour l’installer? Nous avions proposé la création d’une maison dédiée, sur une des zones intercommunales. Le nouvel exécutif n’a pas rejeté l’idée. En attendant l’ouverture de cet espace, il serait souhaitable, ne serait-ce que pour le symbole, là aussi, de réunir alternativement les conseillers communautaires, à Moissac et à Castelsarrasin.

Après la glaciation, le dégel. C’est mieux que rien, les maires de Moissac et de Castelsarrasin ont voulu sortir d’un face à face mortifère. C’est pour l’instant réussi. On sait bien que c’est toujours le premier pas qui coûte. C’est fait. Alors mesdames-messieurs, à l’ouvrage et de l’audace que diable!

L’exécutif

Président :

  • Bernard Garguy (Lizac)

Vice-présidents :

  • Jean Philippe Besiers (Castelsarrasin)
  • Jean Michel Henryot (Moissac)
  • Dominique Forneris (Durfort)
  • Annie Feau (Montesquieu)
  • Marie Thérèse Vissieres (Boudou)
  • Daniel Botta (Moissac)
  • Serges Lannes (Castelsarrasin)

Un budget dans la continuité

Comme prévu, le budget 2014, le premier de la mandature Henryot n’a pas créé la surprise… si ce n’est qu’il tourne le dos aux promesses de campagne du candidat UMP. Ce qui a d’ailleurs permis au représentant du FN de faire une sortie dont il est généralement coutumier, sur le thème « Monsieur le maire vous avez trahi vos électeurs, vous êtes un clone de Nunzi » Et JM Henryot de répondre que ce budget n’était que de transition et que lors du prochain on verrait plus distinctement la marque de fabrique.Sans titre

Le groupe divers gauche, les élus de la liste Nunzi, ont pointé, pour s’en réjouir, la filiation entre le dernier budget Nunzi et le premier budget Henryot. Ils ont approuvé le choix de ne pas baisser les taux sur les différentes taxes, choix qui préserve un tant soit peu, en cette période de contraintes budgétaires grandissantes, les marges de manœuvre de la municipalité. Mais ils ont déploré que ce budget n’ouvre pas des perspectives, ne prépare pas l’avenir en fléchant d’ores et déjà les évolutions, les réorganisations qu’il convient de ne pas différer. C’est pourquoi, les trois élus du groupie se sont abstenus. Tout comme ceux de la liste UDI de P Guillamat qui fidèle à son discours de campagne a dénoncé le bilan Nunzi, sur la dette, sur la zone du Luc comme sur les impôts. Gérard VALLES a du rappeler à l’assemblée que les chiffres sont têtus, et P Guillamat au moins amnésique. Il fut six ans durant adjoint aux finances.

Sans titreDeux questions posées par le groupe divers gauche. Sur l’hôpital et le service des urgences. Réponse. Certes du retard a été pris, dû en grande partie à l’intérim de direction. Mais rien n’est remis en cause. La rénovation des urgences se fera en principe d’ici la fin de l’année. Même chose pour les consultations d’ostéopathie. Après étude du dossier et consultation des professionnels concernés, elles seront prochainement mises en place à l’hôpital de Moissac avec le concours de l’institut toulousain d’ostéopathie. Pour autant, il convient de rester vigilants au moment où l’état cherche désespérément de l’argent!

Il a également été procédé à la désignation des membres des 12 commissions

Pour le groupe divers gauche, siègeront…

Christine Fanfelle : Com. Education , jeunesse et sports/ com Voirie Travaux/ com Personnels

Franck Bousquet : Com.Urbanisme, logement, OPAH/Com.Finances/ Com.affaires agricoles, environnement/Com. culture et fêtes

Gérard Vallès : Com. aménagement du territoire/ Com.tourisme , patrimoine/Com.commerces et marchés/ Com. sécurité publique et aide aux victimes/ Com. communication.l

Par ailleurs Gérard Vallès siégera pour son groupe à l’intercommunalité. La réunion des conseillers intercommunautaires qui se tiendra le 29  avril devrait élire à sa tête le maire de Lizac, Bernard Garguy, les autres maires se partageant les vice-présidences.

L’opposition de gauche

Elle compte trois élus. Ainsi en a voulu le vote des Moissagais. Après discussions au sein de la liste « Libres et ensemble pour Moissac » et conformément aux textes en vigueur,  il a été décidé que siègeraient au CM : Christine FANFELLE, Frank BOUSQUET et Gérard VALLES.

Budget : contes et comptes

Jeudi 24 avril : premier vrai conseil municipal de la mandature Henryot, avec le vote du budget pour 2014. Mon petit doigt me dit qu’il n’y a pas de grosses surprises à attendre, la surprise étant plutôt qu’il n’y en a pas. Autant dire que les diatribes de campagne, les envolées sur la dette, sur les économies nécessaires et tutti quanti sont déjà derrière nous. Fort sagement, parce qu’elle ne peut pas faire autrement, la nouvelle majorité de droite a mis ses pas dans ceux de Jean Paul Nunzi, rendant ainsi involontairement et tardivement hommage à sa gestion.

Nous le disions il y a quelques temps, il serait bien difficile, surtout à des novices, de faire autrement, d’inventer dans un univers de contraintes de plus en plus serrées, une autre voie, une alchimie positive qui permette dette zéro, investissement, maintien de la masse salariale et impôts réduits. C’était des contes de campagne et à l’heure des vrais comptes, force est de constater que la droite, je ne parle pas de l’équipe UDI de Guillamat qui fut encore plus déplorable, a dupé les électeurs. Des sornettes pour conter fleurette!

Dès lors, on peut avoir deux sentiments. D’abord, on peut se réjouir, et se dire que nous avions raison, que nous avons été compris et que la politique est bien ingrate. Mais on peut aussi se dire que la barre a été mise bien bas. Si peu d’ambition, si peu de courage… Chacun à Moissac trouvera des raisons de s’en satisfaire. Mais est ce ainsi qu’on prépare l’avenir, qu’on s’inscrit dans la nouvelle donne qui oblige à un double effort : réformer, réduire les dépenses et en même temps chercher des marges nouvelles. A Moissac, le temps se serait-il arrêté?