La COM-COM s’émancipe

En votant un budget de 16 millions d’euros, dont plus de 7 millions au titre de l’investissement, la COM-COM déploie ses ailes. Après des années de léthargie, pour ne pas dire d’hivernage, la voici qui semble se tourner vers l’avenir.

Et l’avenir passe par l’aménagement des zones intercommunales, Fleury d’abord,  laissée en jachère depuis le début de sa création. Il s’agit maintenant de viabiliser les terrains, d’y créer les réseaux, d’y amener l’internet haut débit par le biais de la fibre. Bref de donner envie aux entrepreneurs de se poser sur ces terrains. Plus d’un million et demi d’euros vont être investis dans cette zone.Il faut dire qu’il restait de l’argent dans les caisses, 2, 4 millions d’euros de report d’un exercice sur l’autre!

La maison de l’intercommunalité, la maison commune, verra bientôt le jour pour un investissement de plus de 300000 euros. Mieux, la COM-COM envisage de récupérer la compétence urbanisme, la DDT en ayant perdu la charge au début de l’année. Si elle y parvenait, les PLU, les plans locaux d’urbanisme (dont Castel n’est toujours pas doté) seraient désormais étudiés dans l’intercommunalité, tout comme les permis de construire.

On en mesure vite l’intérêt pour les territoires. En finir avec les concurrences mortifères entre zones commerciales, en finir avec le développement tous azimuts du pavillonnaire dévoreur d’espaces agricoles, construire enfin un aménagement de nos espaces urbains cohérent, raisonné, articulé. On peut rêver, mais notre qualité de vie et notre attractivité dépendent grandement de cette capacité, de cette volonté!

La droite est bon élève

Le DOB (débat d’orientation budgétaire) n’avait pas créé la surprise, si ce n’est celle de la continuité. Les options prises dans différents domaines en matière d’investissements et surtout de fonctionnement, confirment la tendance : après avoir pendant la campagne des municipales critiqué les choix de Nunzi, son soutien aux associations, sa politique culturelle accusée d’élitisme, la droite moissagaise cherche maintenant à faire aussi bien que lui. Elle reconduit à quelques détails près les choix de l’ancienne majorité, en rajoutant même parfois au passage. Les bénéficiaires apprécieront. Les gestionnaires s’interrogeront. les politiques se marreront!

Un bonus pour le CCAS 

Le CCAS voit sa subvention augmentée de 40000 euros, le Tennis club touche comme en 2013 plus de 20000 euros, MCV (le festival de la Voix) touche une rallonge de 9000 euros, l’Avenir Moissagais dispose d’une subvention reconduite à hauteur de 43000 euros. MAJ, voit  sa subvention maintenue à hauteur de 112000 euros attribués en janvier dernier. Organum enfin perçoit 20000 euros auxquels s’ajoutent 20000 euros au titre des moyens matériels mis à disposition.

Bref, rien de bien neuf dans le meilleur des petits mondes moissagais. Les curieux pourront toujours consulter le montant des subventions attribuées aux associations dans nos pages (voir plus haut). Tout le monde retiendra que les chemins de Saint Jacques seront bientôt renforcés par le chemin Clunisien de Guyenne-Gascogne qui d’Agen à Moissac draînera les marcheurs et touristes d’Aquitaine. Moissac et son commerce ne s’en plaindront pas!

Plume de corbeau

Enfin un mot pour corriger la Dépêche du Midi, décidément incorrigible. Dans la triste affaire de notre policier agressé par des voyous, Jean Paul Nunzi avait fait son travail de maire, écrivant aussitôt au procureur de la république pour demander des mesures coercitives à l’encontre des auteurs de l’agression. La mairie n’avait pas pu se porter partie civile car la procédure judiciaire n’a été enclenché qu’après les élections. En le faisant, J.M. Henryot, le maire actuel n’a fait que suivre la voie tracée par son prédécesseur. Et si on doit se réjouir de cette identité de vue sur une question qui ne doit pas ouvrir la polémique, on ne peut que dénoncer une fois de plus la bassesse du journal de J.M. Baylet..

Com-com : quel est ton nom?

Il sont d’accord, les élus de la com-com : il faut rapidement donner un nom à cette communauté qui ne peut continuer à s’appeler « Castelsarrasin-Moissac ». Jean Paul Nunzi avait au cours de la campagne électorale évoqué cette nécessité. Le président et les vice-présidents de la  com-com ont dit ce mardi leur accord. Le temps est donc venu de trouver un patronyme adapté à notre réalité géographique et historique. Alors reprenons notre suggestion : pourquoi ne pas permettre aux citoyens de choisir ce nom. Il suffit de leur en proposer une dizaine et les sites internet, les journaux communaux, la presse locale assureront la collecte des suffrages. Une petite fête populaire, une sorte de baptème,  pourrait aider nos concitoyens à se pencher sur le berceau de la nouvelle-née.

Le DOB 2014,  le débat d’orientation budgétaire qui était présenté aux élus communautaires, annonce la création d’une maison de l’intercommunalité. En fait, la réfection d’un bâtiment ancien, sur la zone de Fleury, pour un montant évalué aujourd’hui à plus de 300 000 euros. C’est  la véritable et unique originalité de ce DOB,  qui est pour tout le reste la reprise plus ou moins travaillée du budget 2013.

Certes, on le sait, on l’a dit, nous sommes dans une année de transition. Mais il ne faudrait pas en prendre prétexte, pour ne rien faire, ne pas donner des signes de ce que doit être cette nouvelle intercommunalité. Gérard Valles l’a dit, Jean Philippe Besiers et Jean Michel Cassignol ont acquiescé : il faut prendre à bras le corps la question économique, aller chercher des entreprises, des artisans pour développer sur nos trois zones, Fleury, Bordes Rouge et Barrès des activités créatrices d’emplois, donc de richesses pour nos territoires. Il faut dans ce projet beaucoup de volonté, d’imagination et se doter des outils adaptés. Le budget qui sera prochainement discuté, dira si le message a été entendu, si les nouveaux élus sont prêts à envoyer un signal fort aux citoyens qui n’attendent que ça!


Le reste, c’était l’élection des représentants de la com-com dans les différents syndicats et organismes qui gèrent les services aux citoyens. Restent encore à élire les commissions, la commission du développement  économique entre autre, dont on voit bien l’importance. Prochaine réunion : le 21 mai.

Européennes : s’emparer du débat!

Moissac. Jour de marché. FN et UMP au coude à coude pour une opération « tractage » autour des Européennes. La gauche singulièrement absente. Il faut dire que du côté du PS, le moral n’y est pas. Comment pourrait-il en être autrement avec un programme qui est un copié-collé du précédent scrutin, et une liste dont la tête a été choisie par Solférino, au grand dam des militants.

Et pourtant pas moins de 25 listes briguent les suffrages des électeurs. L’embarras du choix direz-vous? Même pas!

Comment croire sérieusement que ces 25 listes ont une opinion intéressante sur l’Europe? Comment expliquer une telle affluence, alors que la grosse majorité des impétrants dit pis que pendre de l’Europe, quand elle ne souhaite pas tout simplement sa disparition. Il y a là un curieux paradoxe : se présenter à l’élection des députés européens et vouloir détruire l’institution. Probablement une forme d’entrisme que pratiquait jadis l’OCI, une organisation trotskiste disparue depuis de nos écrans radars.

Mais revenons à ce scrutin et à ses enjeux. L’Europe est malade, malade de son organisation et de son projet. Une organisation coupée des peuples, reposant sur une bureaucratie tentaculaire et qui dispose de confortables privilèges. Un projet qui prône exclusivement le libéralisme, la loi des marchés que les Eurocrates veulent étendre toujours plus loin, toujours plus profond. Jusqu’à ce traité en négociation aujourd’hui avec les USA qui va immanquablement ouvrir un peu plus les frontières du vieux continent aux exportations américaines. La réciproque sera-t-elle vraie? On peut en douter au vu de la confidentialité des pourparlers et de l’état d’esprit des négociateurs.

Mais un malade, ça se soigne! Et on peut soigner l’Europe, on le doit, parce quoi qu’on en dise, elle est notre horizon. Celui des générations futures. Ces élections donnent en effet aux citoyens européens l’occasion de s’emparer du débat. Pour forcer le cours des choses.

Entre délires nationalistes et résignations candides, il y a place pour des options offensives, constructives. Il est encore temps de faire entendre une autre voix, d’ouvrir une autre voie.

Nota bene : la majorité UMP de Moissac s’inquiète pour l’organisation du scrutin européen, un jour de fête des mères de surcroît. Il se pourrait bien en effet que les volontaires pour tenir les bureaux de vote ne se pressent pas aux portillons, qu’ils soient d’ailleurs de droite ou de gauche!

 

 

Moissac ronronne

Quel calme! Moissac se serait-elle endormie, comme harassée après la furia électorale? Du côté de la mairie, on va son petit train, de réunions programmées puis annulées sine die, on se met laborieusement en place. Du côté de la presse, ou de ce qu’il en reste, on fait profil bas. Tout soudain Moissac a retrouvé les charmes d’antan, finies les graves questions d’insécurité, d’endettement, aux oubliettes le débat surréaliste sur le patrimoine…

Ne soyons pas naïfs, on le sait bien, les périodes électorales provoquent une vaste agitation neuronale et c’est heureux quand le débat est franc et  de qualité. Toutes choses qui furent on s’en est rendu compte, étrangères à la campagne du mois de mars. Mais tout de même, nous ne sommes pas entrés encore dans ce qu’on appelle la torpeur estivale… On devrait au contraire sentir dans le débat public monter la sève printanière, cet élan vital qui emporte l’hiver, les mauvaises querelles, et porte comme le bourgeon l’espoir du fruit.

Rien… Moissac sommeille, Moissac ronronne et les élus jouent aux élus. Le FN a désormais pignon sur rue et cherche à le montrer. L’opposition Baylettiste fait service minimum, déboussolée par les annonces présidentielles. Son objectif était en effet de conserver le canton. P. Guillamat s’était déjà attelé à la tâche. Et voilà que F. Hollande annonce le report des élections, voire leur suppression dans sa forme actuelle. Coup dur, Plus d’espoir… plus d’espoir!

La communauté de communes « Castelsarrasin-Moissac » s’est semble-t-il, mise au diapason. Si l’on en croit l’ordre du jour de la prochaine réunion, l’urgence c’est d’élire ou de coopter, le terme est plus approprié, ses représentants dans les différents organismes ou syndicats. Certes, c’est nécessaire, mais ne pouvait-on pas aborder les questions de fond, comme le nom de cette communauté ou encore les investissements prioritaires et les initiatives de développement économique?

Ici même (voir plus bas) on réclamait de l’audace… Il faudra encore attendre pour en voir le bout du nez!