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Moissac
Moissac, où en est l’Office de tourisme?
L’office dispose enfin d’un budget pour 2014. Le préfet avait refusé d’entériner le précédent, au prétexte, bien réel, que l’Office serait dans l’incapacité de payer à la mairie la redevance annuelle qu’il lui lui doit. Le dernier Conseil municipal avait décidé d’effacer les différentes dettes de l’office, à savoir la redevance annuelle de 105000 euros et le remboursement d’un prêt de 34000 euros qui avait permis de financer le développement du site internet. Le nouveau budget 2014, voté par le Comité de direction de l’Office a donc pris en compte ces décisions. Il table aussi sur une baisse significative de la fréquentation touristique, ce qui va diminuer mécaniquement les recettes de l’Office, qui rappelons-le, est un EPIC, un établissement public industriel et commercial.
L’office est maintenant convalescent. Sa situation financière rétablie, il pourra en 2015, si les édiles en décident ainsi, repartir d’un bon pied, nanti-c’est un impératif absolu- d’un projet de développement touristique ambitieux et de moyens de financement supplémentaires. Un nouveau directeur sera choisi d’ici septembre. Une vingtaine de candidats ont répondu à l’offre d’emploi parue sur les sites spécialisés.
Moissac, l’été en demi-teintes
Le Tarn se languit dans la torpeur estivale. Le port flottant reste désespérément vide. En cette fin de juillet, le canal témoigne de la même désaffection. L’office de tourisme compte les touristes et les pèlerins. Et le compte n’y est pas! Moins 2000 entrées au cloître par rapport à l’année dernière! Les restaurateurs font grise mine. Comme le temps. La saison ne s’annonce pas brillante. La faute à qui? A la crise bien sûr. On dit partout que les touristes boudent l’hexagone, font des choix plus économiques, l’Espagne par exemple, optent pour la débrouille, préfèrent les grands événements aux joyaux du patrimoine.
Ce revers de fortune, il faudra attendre la fin de la saison estivale pour en mesurer l’ampleur réelle, ne condamne pas pour autant les choix de Moissac. Le tourisme reste un fantastique vecteur de développement économique pour les sites qui s’en donnent les moyens. Et dans ce domaine, Moissac fait preuve d’une singulière passivité, d’un coupable manque d’initiative.
Le touriste, fut-il amateur de vieille pierre, cherche les sensations fortes, Plus encore en période de crise et de doute généralisé. Il veut qu’on lui conte fleurette, qu’on lui propose toujours plus grand, toujours plus fort. Il n’est pas sûr que la ville ait bien perçu la demande nouvelle de ces consommateurs.
Le touriste culturel ou pas, a besoin d’un environnement qui le cajole. Il a besoin de se sentir attendu, aimé peut-être. Et Moissac n’aime pas assez ses touristes, tout du moins c’est l’impression que la ville donne. Un cloître ne suffit pas au bonheur de ce type de chaland. Il lui faut du grand, de l’épique, du roman. Jeune ou moins jeune, il a besoin de se projeter dans un autre monde, de se sentir emporté, comme dans les jeux d’arcades dont il est friand. Il faut mettre en scène les pierres, l’architecture, l’abbatiale qui fait petite figure comparée à Fontfroide (Aude) par exemple. Il faut élargir l’offre culturelle. A cet égard, l’expo sur « Les enfants de la Pub » constitue un rayon de soleil bien venu.
Le touriste veut un panier garni. Et aux nourritures de l’esprit, il ajoute celles du corps. Le manger et le boire, la convivialité que le sud-ouest est sensé lui offrir, des loisirs, sportifs ou pas, pour occuper ses journées et entretenir sa forme physique. Moissac plage, quel qu’en soit le mérite, ne répond pas à ce besoin. Tennis, stade, randonnées à thème, concours de boules, concours de pêche, soirées dansantes? Il faut chercher longtemps pour trouver ce type de rendez-vous. Même les jeux d’eau (canoë, ski nautique) demeurent discrets, comme réservés à quelques uns. Sans parler du manque cruel de piscine!
Moissac a besoin de repenser sa politique touristique. Pour reprendre un slogan qui a fait florès, il faut dans ce domaine, comme dans bien d’autres, penser global et agir local.
Moissac, mon voisin est vigilant
A titres divers, nous devons tous l’être. Alors soyons-le! La mairie a rassemblé il y a quelques jours 300 personnes au Hall de Paris pour parler sécurité. Normal, la majorité UMP en avait fait un de ses principaux thèmes de campagne. Et chacun sait que Moissac s’inquiète de l’augmentation de la délinquance. Pour autant, la réponse que gendarmerie et mairie ont conjointement mis en place est-elle la bonne?
Certes, « vigilants ou référants », les citoyens impliqués, ils ont été nombreux à se porter volontaires, ont ainsi le sentiment de se sentir responsables, utiles à la communauté. Cette initiative, comme nous l’écrivions peut même créer du lien social, ou en donner l’illusion. Et pourtant, elle est inadaptée, voire dangereuse. Inadaptée en cela qu’elle ne règle rien et surtout pas la délinquance qui suppose, répétons le, la conjugaison de mesures de prévention et de répression, assorties de décisions administratives visant à responsabiliser les familles et en particulier les parents des adolescents. Dangereuse, parce qu’elle peut conduire, même si la loi dispose que le système doit être encadré, à la création de groupes de citoyens soudain nantis d’une mission… Dès lors, on n’est pas loin de la milice. Vigilant fait en effet écho, notamment dans le monde anglo-saxon aux auto-justiciers, à ces bandes qui entendaient dans le far-west faire régner l’ordre, le leur. Et pour ceux qui auraient besoin de quelques références supplémentaires, les vigilants prennent leur nom dans la Rome impériale, les « vigiles urbanis », chargés de donner l’alerte incendie, mais aussi de chasser les mendiants et de rattraper les esclaves en fuite.
Un citoyen, soit-il de bonne foi, n’est pas un policier, ni un gendarme. C’est à eux qu’il incombe de faire régner l’ordre, de donner la chasse aux trafics, de poursuivre les délinquants, de conduire les enquêtes nécessaires. C’est aux pouvoirs publics qu’il incombe de prendre les mesures nécessaires à la tranquillité des citoyens. En donnant aux forces de l’ordre des missions et objectifs clairs, en mettant sur le terrain les effectifs nécessaires, en organisant mieux les différents corps, en mettant en place aussi des dispositions à caractère social et administratif, sans lesquelles la lutte contre la délinquance nous renverra inéluctablement au mythe de Sisyphe.
Conseil municipal du 10 juillet
Le dernier de la saison. prochain le 11 septembre.
Beaucoup d’absents, et peu de débats.
Le Lutosa.
Suite et fin. la mairie versera 10000 euros à la propriétaire au titre des loyers impayés par l’ancien locataire.
Moissac métiers d’art et de création.
Cette nouvelle association est dotée de 5000 euros pour organiser à l’occasion de la fête du Chasselas une exposition photos sur les abeilles. L’intiative est bonne, mais avec l’Association de la rue des arts, cela fait deux associations qui travaillent sur le même domaine. Il y en a peut-être une de trop alors que la dernière née semble être une émanation de la majorité municipale. A suivre!
Rythmes scolaires
Peu de changements, mais une augmentation substantielle des tarifs des CLAE (centres de loisirs associés à l’école) pour les enfants qui participeront aux activités du midi et du soir. Il s’agit clairement pour la majorité de décourager les familles dont les enfants sont aux dires de l’adjointe en charge du dossier, trop nombreux à rester en fin de journée. A noter que les parents d’élèves n’ont pas été concertés sur cette décision qui risque de pénaliser les familles les plus défavorisées.
Voeu
le maire a souhaité associer la ville de Moissac à un voeu de l’AMF (association des municipalités de France) qui dénonce la baisse importante des subventions de l’état. Le groupe Divers gauche a souhaité et obtenu que ce voeu, en cette période de vaches maigres, propose une meilleure répartition des dotations, entre villes pauvres et villes riches.
Micro crèche
le projet de l’ancienne majorité, à la Mômerie, pour lesquels des terrains avaient été achetés, ne sera pas poursuivi. Les capacités d’accueil de la crèche des Grapillous seraient suffisantes au regard des demandes. Mais les activités de la Mômerie seront développées, notamment l’accueil parents-enfants