L’augmentation de 23% des indemnités des Conseillers départementaux est fortement critiquée sur les marchés et à la terrasse des cafés. Il fallait s’y attendre. Et la Dépêche qui est maintenant dans l’opposition, relaie les communiqués indignés du PRG, du MRC et même du FN qui a sauté sur l’occasion pour jouer les pères la vertu.
Le PS, dans un communiqué mollasson, a dit qu’il n’approuvait pas cette augmentation. Dont acte. Cette retenue s’explique par le fait que ses quatre élus au Département ont voté pour. La volonté d’effacer au plus vite ce faux pas est manifeste, surtout à la veille d’un Congrès dont les militants un tantinet déboussolés attendent une clarification de la ligne politique de leur parti.
Il n’empêche. Nombre de Tarn et Garonnais s’interrogent sur ce qui vient de se passer au Château. En l’absence de majorité claire et solide, tout est possible. Surtout et y compris les majorités de circonstance qui vont rendre illisible la politique de l’exécutif du département. Le temps des grenouillages, des tractations en coulisse, des accommodements entre partenaires d’un jour continue de plus belle.
A ce jeu, ce sont les électeurs qui vont se retrouver cocus. Pour qui et pour quoi ont-ils voté? Bien malin celui qui pourra maintenant le dire.
En tout cas, la gauche, toute la gauche serait bien avisée de rester à distance. Faute de pacte de gouvernance avec les indépendants du Président Astruc, elle n’a rien à gagner. Elle ne construira pas dans les marchandages de couloir, la majorité que les urnes lui ont refusée. La gauche doit cette clarté à ses électeurs qu’il ne faut pas trahir pour un plat de lentilles.